Ma première rentrée d’orthophoniste

1 09 2011

Ca y est, je suis une vraie orthophoniste depuis le mois de juin. J’ai touché mes premiers sous, et aussi reçu mes premiers appels à cotisations de la Carpimko et de l’Urssaf. J’ai reçu des enfants au cabinet et je suis allée voir des personnes âgées à domicile.

La semaine prochaine, avec la rentrée, j’attaque un emploi du temps “normal”, celui de toute l’année, car pendant les vacances les horaires sont adaptés. Ce sera ma première rentrée d’orthophoniste !

C’est pourquoi j’ai lancé un appel à ce sujet. Et je remercie Talalie pour son excellent mail-art en écriture mail-art, façon dyslexique-poétique :





Surprise surprise !

1 08 2011

 Jeudi matin, j’ouvre ma boîte aux lettres, et… Surprise ! Un mail-art ! Cela fait pourtant plus d’un an que je n’ai pas lancé d’appel…

Un petit Titi :)

Et me voilà qui redécouvre le plaisir de trouver, parmi son courrier, un morceau de carton travaillé par quelqu’un, qui a passé du temps pour vous.

Et aussitôt, c’est parti ! Me voilà qui redécouvre le plaisir de rendre la pareille.
Allez, ciseaux, papiers, cartons !

Eux qui dernièrement ne servaient qu’à fabriquer du matériel pour mes patients, reprennent du service pour les loisirs (même si concevoir du matériel à usage orthophonique est pour moi également un plaisir…)

Après de nombreuses minutes d’application, mon mail-art réponse pour Elodie est prêt… Oui, nous avons le même prénom !





.

18 06 2011

On devient plus sérieux, non ?

J’ai besoin de fous rires. Vrais, purs, innocents.
Comme quand notre seul souci était qu’il fasse beau pour pouvoir s’allonger sur l’herbe du lycée.





Life sucks.

27 05 2011

Parce que je passe sans m’arrêter dans la vie de ceux qui auraient bien aimé que je m’y pose.
Parce que j’aurais bien aimé que se posent dans ma vie ceux qui passent sans s’y arrêter.

C’est injuste : on n’est jamais sur le même chemin, dans le même sens.

C’est de ma faute : je ne propose pas de s’installer à ceux qui ne font que passer.
Et chaque fois la même suite. Des pincements au coeur répétés. En un an, il y en a eu deux que je n’aurais sans doute pas dû laisser filer.
Je regrette. Et aussi, je regrette qu’ils n’arrivent pas à voir plus loin que ça. Qu’ils n’arrivent pas à comprendre que je veux, que j’ai besoin de plus. Et surtout que j’ai tellement plus à donner… J’ai juste un peu peur, voilà tout.





Le blues du dimanche soir.

22 05 2011

C’est un drôle de sentiment, le dimanche soir après un week-end entier entourée de monde. On est content du week-end qu’on a passé. Mais ce putain de drôle de vide à l’intérieur ! C’est une sensation tellement étrange ! Pas totalement désagréable, puisqu’on reste ravi des moments partagés, mais en même temps, il manque un truc, quoi. On se sent incomplet, vidé. On se demande quoi faire. Aller se coucher ? Et si je n’arrivais pas à m’endormir ? D’un autre côté, on n’a envie de rien. Aller se promener dehors reste une bonne solution. Ou prendre soin de soi : une douche, un thé, une musique sympa.

Là, c’est comme si la vie était un peu en suspens. Pourtant, on sait ce qu’on a à faire le lendemain, on a des projets, des obligations, d’autres amis à retrouver. En attendant, on est un peu entre deux eaux.

Et à la fois, cette sensation, on ne l’a pas souvent. Alors même si elle n’est pas extraordinaire, on a envie d’en profiter un peu !





C’est facile de faire une belle page…

11 05 2011

… avec une belle photo !





Whatever happened.

26 04 2011

J’y avais toujours pensé, je l’avais toujours considéré. Il y avait déjà eu des signes, des maladresses, des indices, des gestes.

Mais il y avait comme une barrière. Une barrière infranchissable, par principe. D’un côté comme de l’autre, et même au-delà, je pense que certains événements l’ont prouvé. Du moins c’est ainsi que j’interprète une crise momentanée et un silence soudain après discussion entre eux. Peut-être que j’extrapole, aussi. Mais ça paraît plausible. On n’en a jamais vraiment reparlé. Du moins pas de ce point de vue.

Je savais que je faisais une connerie. Je lui ai dit. On a trouvé une excuse. Facile. Les circonstances ont permis de lever la barrière.

Mais en fait, pour l’instant, c’est pas tellement une connerie. On a bien ri et la situation n’est pas encore bizarre. Je crois.

On verra bien la suite. Et puis, si ça devient bizarre, ça ne sera pas pour longtemps ; alors… Qu’importe !

“I’m not waiting for something more, I’m not looking for something more. Just take my time to have real good time !”





Get back on your way at the end of the day.

20 03 2011

That feeling’s gone… Kind of a relief.
Almost made a stupid mistake.
This is where I belong. I’m exactly where I’m supposed to be.

Je ne sais pas ce qui a pu me passer par la tête. Je suis tellement bien aujourd’hui ! Tout est clair, ce qui devait être oublié l’a été. Grâce à un tout petit événement qui m’a ouvert les yeux. Ou plutôt, qui m’a tourné la tête : je regardais du mauvais côté. Et dire que j’aurais pu tout foutre en l’air !

L’ordre des choses est rétabli. Tout s’est rééquilibré. D’un seul coup.

Finalement, il suffit d’être entouré des bonnes personnes.
(Et de mettre les autres… entre parenthèses)

Got back on my way.
Lille. Eux. Et c’est tout.

 

P.S. : Arrêter de mettre les gens qu’on connaît à peine sur un piédestal. Ils n’en valent pas la peine et se cassent lamentablement la gueule.





Pour tant qu’il y aura des hommes.

14 03 2011

Un an que Jean Ferrat est mort. Alors, Camarade, Potemkine, Aimer à perdre la raison, La Porte à droite… ont accompagné ma journée. Pourtant, que la montagne est belle !

Et Ma Môme…

On s’dit toutes les choses qui nous viennent, c’est beau comme du Verlaine, on dirait. On regarde tomber le jour et puis on fait l’amour en secret. Ma môme, elle joue pas les starlettes, elle met pas des lunettes de soleil. Elle pose pas dans les magazines, elle travaille en usine à Créteil.”

Et Nuit et brouillard…

Nuit et brouillard, ça m’évoque toujours ce morceau des Ogres de Barback, qui m’a fait pleurer et pleurer encore dans la voiture la première fois où je l’ai entendu.

Une musique qui m’a prise au coeur dès les premières notes. Et puis, Hubert Reeves. Et puis, la musique encore plus prenante.
Et soudain, la voix de Daniel Mermet. Si je m’attendais à ça !  Cela ne faisait pas très longtemps que j’écoutais Là-Bas si j’y suis. J’avais découvert l’émission par hasard, plusieurs mois avant, pendant les vacances. Il y avait du soleil et les reportages en Asie m’emmenaient sur les bateaux chargés de fleurs et dans la cohue des vélos.

Ce jour-là, j’ai réécouté et réécouté le morceau.

Pour la musique. Pour le texte.

“Dans un millénaire on parlera encore de ce millénaire. On ne sait jamais ce que le passé nous réserve, mais l’avenir ne reviendra pas. Et dans ce millénaire, c’est ce siècle qui fera date et qui fera tâche. Un siècle de turpitudes. Nous en sortons exténués, inhibés, esquintés, la queue entre les jambes de l’humanité. Nuit et goulags, charniers et brouillard, dans la nuit, les feux d’artifices projettent les ombres de la Colima, d’Hiroshima, et des trains pour Auschwitz plutôt que le premier pas d’un homme sur la Lune, Einstein tirant la langue, ou la beauté d’Ava Gardner. Mais l’une des ruses de l’histoire veut que les siècles commencent et finissent là où ils veulent. Ainsi de Sarajevo à Sarajevo, notre siècle a pris fin dans les débris de la chute du mur de Berlin. Fini le siècle des grandes impuissances, voici venu le siècle de l’évidence. Fin de l’histoire, pensée unique, nouvel ordre mondial. Plus rien à voir, circulez ! Nous avons obtempéré ; nous circulons sans rien voir.”

Nuit et brouillard.

Pour tant qu’il y aura des hommes.

Avec le recul, beaucoup de choses ont commencé en même temps que la voix de Daniel Mermet a commencé à résonner dans mes oreilles. A raisonner dans mes oreilles, aussi.





Rayonner.

8 03 2011

Il m’a ramassée à la petite cuillère. Il m’a aimée quand même. C’est le premier à qui j’en ai autant dit, et que ça n’a pas fait fuir. Au contraire, ça nous a rapprochés. Il comprend tout, il accepte tout. Un peu résigné, de son air bienveillant.

Comme un grand frère, en fait. S’il déménage…

Qu’est-ce qui me retient ici ?
J’ai envie de tout recommencer, en ce moment.

Tout recommencer, parce qu’il y a beaucoup de choses que j’ai faites de travers. Beaucoup. Trop.
J’ai quelques regrets, parfois, mais j’en avais besoin. Les erreurs font grandir, font progresser. Il y a des erreurs que l’on fait en sachant que ce sont des erreurs, mais qu’on a besoin de faire quand même. Même si l’on sait que ça n’est pas la bonne solution. Histoire de les avoir faites une fois pour toutes. Qu’on n’en parle plus.

Je suis prête à ne plus en parler. A recommencer autre chose. Ici, ailleurs, n’importe. Mais bien entourée.
Au moins, maintenant, je sais ce que je veux. Peut-être un peu trop. Il vaut mieux ça, non ?

J’avais l’impression de ne pas être si exigeante. Mais si. Avec moi, avec les autres. Toujours.
Je prends tout beaucoup trop à coeur. Mais c’est comme ça que je préfère. Parce qu’ainsi, quand ça va, c’est l’explosion, le feu d’artifice, le festival.

C’est ça que je veux. Une explosion, un feu d’artifice, un festival.
Chaque jour.
Que la vie continue à être chouette, quoi.








Suivre

Get every new post delivered to your Inbox.